Étudier ou réaliser un stage au Canada
FAQ
En règle générale, à moins d’être résident permanent, tout ressortissant non canadien doit être titulaire d’un permis d’études, communément appelé « visa d’études », pour pouvoir étudier au Canada. Dans la province du Québec, les futurs étudiants doivent également obtenir un CAQ (Certificat d’Acceptation du Québec).
Il existe toutefois quelques exceptions, limitées et encadrées. Par exemple, il est possible de suivre un programme de courte durée (moins de 6 mois) sans permis d’études. De même, dans certaines situations spécifiques, un enfant accompagnant un parent titulaire d’un permis de travail ou d’études peut être autorisé à fréquenter l’école secondaire sans permis.
Ces cas restant marginaux, il est fortement recommandé de vérifier sa situation au préalable. Avant de s’inscrire dans un établissement d’enseignement sans permis d’études, une consultation avec un professionnel en immigration est vivement conseillée afin d’éviter tout risque de non-conformité.
La première étape pour étudier au Canada consiste à être admis dans un établissement d’enseignement reconnu (EED). En effet, il est impossible d’obtenir un permis d’études - ainsi qu’un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ) si requis - sans une lettre d’admission officielle.
Une fois cette admission obtenue, la demande de CAQ pour études (au Québec) doit être déposée sans délai, suivie de la demande de permis d’études.
Le choix du programme et de l’établissement est une décision clé. Il a des implications directes non seulement sur le parcours académique, mais aussi sur les possibilités offertes pendant et après les études. Par exemple, certains programmes permettent de travailler en parallèle des études et peuvent également ouvrir la voie à l’obtention d’un permis de travail post‑diplôme, facilitant ainsi une installation durable au Canada.
Il est donc essentiel de bien définir son projet en amont afin de maximiser les opportunités à court et à long terme.
Certains étudiants internationaux, en accord avec le programme d’études qu’ils suivent au Canada, sont autorisés à travailler en dehors de leur campus d’études. Le statut d’étudiant, à temps plein ou temps partiel, est notamment à prendre en compte.
Lorsqu’ils y sont autorisés, la règle générale permet aux étudiants de travailler jusqu’à 24 heures / semaine, et à plein temps durant les congés scolaires. Ils ne peuvent toutefois pas commencer à travailler tant que leur programme d’études n’a pas débuté. Ces étudiants doivent détenir un numéro d’assurance sociale (NAS).
Les conjoints de fait (justifiant d’au moins 12 mois de vie commune) ou les époux d’étudiants étrangers peuvent, dans certaines situations, obtenir un permis de travail ouvert (PTO). Cette possibilité est toutefois encadrée. Elle s’applique lorsque l’étudiant est inscrit dans un programme de maîtrise d’une durée minimale de 16 mois, un programme de doctorat ou certains programmes professionnels admissibles.
Le permis de travail ouvert permet alors au conjoint de travailler pour l’employeur de son choix, sans restriction particulière.
Au Canada, tout ressortissant étranger doit être titulaire d’un permis de travail pour effectuer un stage, quelle que soit sa nationalité.
Pour les Français, le programme Expérience internationale Canada (EIC) constitue la principale voie d’accès. Il permet notamment aux étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement postsecondaire d’obtenir un permis de travail « Stage coop », spécifiquement conçu pour les stages intégrés à un cursus académique.
Avec le soutien d’un employeur au Canada, les étudiants âgés de 18 à 35 ans peuvent ainsi obtenir un permis de travail d’une durée maximale de 12 mois. Ce dispositif présente un avantage important : l’employeur n’a pas à réaliser d’Étude d’Impact sur le Marché du Travail (EIMT) ni à obtenir de Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ). Il doit simplement soumettre une offre d’emploi en ligne et s’acquitter des frais gouvernementaux applicables (230 $ CAD).
De son côté, le candidat peut ensuite déposer sa demande de permis de travail, avec des délais de traitement généralement rapides, de 5 à 8 semaines. Pour les ressortissants qui ne sont pas admissibles au programme EIC, il est nécessaire de recourir aux procédures classiques d’obtention d’un permis de travail, incluant notamment une EIMT et, au Québec, un CAQ.
Cette rubrique vise à fournir de l’information générale en matière d’immigration au Canada, à en vulgariser les termes, et ne peut être en aucun cas considérée comme un avis juridique. Pour toute question relative à cette rubrique, ou pour obtenir un avis juridique complet, contactez les professionnels d’Immétis. Les informations données sont à jour en date du 15 mai 2026 et susceptibles d’évoluer à tout moment.