Comment présenter une demande de permis de travail ?
FAQ
À moins d’être résident permanent, tout ressortissant non canadien doit être titulaire d’un permis de travail, communément appelé « visa de travail », pour pouvoir travailler au Canada.
Il existe de très rares exceptions… celles-ci sont si limitées, que vous devriez consulter un professionnel en immigration avant de proposer de quelconques tâches à un ressortissant étranger qui n’a pas de permis de travail. Généralement, un permis est nécessaire même pour faire un essai.
La demande de permis de travail doit être déposée par le candidat lui-même, c’est‑à‑dire le travailleur étranger. Il est d’ailleurs recommandé que l’employeur n’accède pas au portail personnel du candidat (IRCC), afin de préserver la confidentialité de ses informations.
En pratique, la démarche repose toutefois sur une collaboration étroite entre le candidat et l’employeur. Dans la majorité des cas, le travailleur ne peut soumettre sa demande sans avoir préalablement obtenu une offre d’emploi conforme de la part d’une entreprise canadienne. L’employeur doit alors transmettre certains éléments de cette offre aux autorités d’immigration, qui seront ensuite utilisés par le candidat pour compléter sa demande.
Par ailleurs, tant l’employeur que le travailleur peuvent choisir de se faire accompagner par un professionnel, tel qu’un avocat ou un consultant en immigration. Ce soutien permet de sécuriser les démarches et d’optimiser les chances de succès du dossier.
Lorsqu’une compagnie canadienne embauche un citoyen canadien ou résident permanent, elle lui fait une offre qui va reprendre les grandes lignes de son futur emploi, y compris les conditions salariales. Le principe reste le même lors de l’embauche d’un talent étranger. Une fois les conditions du poste convenues avec le candidat, l’employeur doit transmettre celles-ci aux autorités d’immigration.
Concrètement, la transmission de l’offre d’emploi aux autorités d’immigration peut prendre deux formes, selon le type de permis de travail envisagé :
Procédure simplifiée (sans EIMT) : dans certains cas, il est possible de déposer directement la demande de permis de travail. L’employeur doit soumettre une offre d’emploi électronique contenant toutes les informations relatives au poste via le Portail Employeur IRCC. Des frais gouvernementaux de 230 $ CAD s’appliquent à cette étape.
- Procédure avec autorisation préalable (EIMT) : lorsque le permis de travail est conditionné à une Étude d’Impact sur le Marché du Travail (EIMT), les détails du poste sont transmis dans le cadre de cette demande. Cette démarche vise à démontrer la nécessité de recruter un travailleur étranger. Les frais s’élèvent alors à 1 000 $ CAD pour l’EIMT, auxquels s’ajoutent, au Québec, 466 $ CAD pour le Certificat d’acceptation du Québec (CAQ), au titre de 2026.
Dans les deux cas, ces étapes sont essentielles pour permettre au candidat de compléter ensuite sa propre demande de permis de travail auprès des autorités canadiennes.
Via le Portail Employeur IRCC, l’employeur se voit délivrer un numéro d’offre commençant par la lettre A suivie de 6 chiffres. Ce numéro est à transmettre au candidat.
Via une EIMT, l’employeur reçoit un ou deux documents : EIMT et CAQ (Québec). Ces documents sont à remettre au candidat pour qu’il effectue la demande de permis de travail.
Hormis les frais reliés à la soumission d’une offre d’emploi via le Portail Employeur IRCC ou à la préparation et aux frais d’une EIMT, lesquels sont obligatoirement à la charge de l’employeur, l’ensemble des autres coûts peuvent être acquittés soit par le candidat, soit par l’employeur, il s’agit d’une question de négociation entre les deux parties.
Mauvaise question ! Il n’y a pas de meilleur programme. Il y a différents programmes et il s’agit de trouver celui le plus adapté à la situation du candidat. Cette analyse se fait après avoir consulté au moins 3 documents : la copie du passeport du candidat, son CV et l’offre d’emploi qui lui est faite au Canada, incluant les conditions salariales.
À cette étape, s’il apparait que plusieurs programmes sont possibles, l’un requérant une EIMT, l’autre pas : naturellement, l’employeur et le candidat iront au plus simple et opteront pour le programme le moins coûteux et le plus rapide.
Les délais sont généralement de deux à six mois.
À titre d’exemple, les délais sont généralement de 2 mois pour un permis jeune professionnel. Ils peuvent aller de 6 à 9 mois pour un permis de travail subordonné à une EIMT classique.
Ces délais varient toutefois selon plusieurs facteurs, tels que le programme sous lequel a été présenté la demande de permis de travail, ou le pays de dépôt de la demande.
Un salarié étranger a les mêmes droits et devoirs qu’un salarié canadien. Ni plus, ni moins.
Cela signifie notamment que si l’employeur souhait mettre un terme au contrat de travail, il le pourra, aux mêmes conditions que pour un salarié canadien.
À partir du moment où l’employeur soumet une offre d’emploi via le Portail Employeur ou obtient une EIMT, le candidat pourra obtenir un permis de travail.
Le nom de la compagnie canadienne sera indiqué sur son permis de travail, en tant qu’employeur. Une fois sur place, le travailleur étranger ne pourra pas changer d’employeur sans obtenir un nouveau permis de travail et recommencer les démarches. Celles-ci peuvent être facilitées, au Québec, une fois franchie la première étape de la résidence permanente.
Toutes les conditions salariales (ex. salaires, congés, lieu de travail, poste occupé) déclarées aux autorités dans le cadre de l’EIMT ou la demande de permis de travail doivent être scrupuleusement respectées pendant la période d’emploi.
Tout employeur devrait se renseigner auprès des autorités ou prenez conseil avant de changer les conditions salariales de votre salarié étranger pour bien demeurer en tout temps en conformité avec la Loi sur l’immigration.
Un permis de travail ne se renouvelle pas automatiquement et il est de la responsabilité de son titulaire de s’assurer de le prolonger ou de veiller à obtenir un statut lui permettant de demeurer au Canada.
Il existe également de belles options facilitant l’accès à la résidence permanente pour les personnes disposant d’un permis de travail. Le soutien d’un employeur canadien peut être ou non requis dans le cadre de démarches de résidence permanente de votre salarié.
La plupart des programmes de permis de travail sont fédéraux, et peuvent ainsi être utilisés, quelle que soit la province de destination.
Si le Québec constitue la destination privilégiée par les Français, les autres provinces méritent d’être mieux connues, au regard des opportunités qu’elles réservent aux francophones.
Le volet de la Mobilité Francophone permet ainsi d’obtenir un permis de travail d’une durée initiale de 24 mois, si tant est que l’emploi est à pourvoir en dehors du Québec. La Mobilité Francophone s’adresse à tous types de postes, à l’exception des postes en agriculture primaire. L’emploi n’a pas à être en français, mais le travailleur doit justifier de sa maîtrise de la langue.
S'agissant d’un programme dispensé d’EIMT, l’employeur doit présenter une offre d’emploi électronique, et s’acquitter des frais gouvernementaux afférents, établis à 230 $ CAD. Depuis la France, les délais de traitement oscillent généralement entre deux et trois mois.
L’importance du salaire varie selon le type de permis de travail envisagé.
Dans le cadre des permis dispensés d’EIMT - comme ceux relevant de la mobilité francophone ou du programme Expérience internationale Canada (EIC) - le niveau de rémunération n’est généralement pas un critère déterminant.
En revanche, lorsque la demande de permis de travail nécessite une Étude d’Impact sur le Marché du Travail (EIMT), le salaire devient un élément central. Il permet notamment de déterminer la catégorie de la demande :
si le salaire offert est inférieur au salaire médian de la province ou du territoire, la demande est considérée comme « bas salaire » ;
s’il est supérieur, elle est classée comme « haut salaire ».
À titre indicatif, les salaires médians de référence s’élèvent actuellement à 34,62 $/heure au Québec et 36,60 $/heure en Ontario.
Cette distinction a des conséquences importantes. Dans les régions métropolitaines où le taux de chômage dépasse 6 %, les demandes d’EIMT pour des postes à bas salaire ne sont pas traitées. En pratique, cela signifie qu’il n’est pas possible d’y recruter un travailleur étranger pour un poste rémunéré sous le seuil médian via une EIMT.
Dans les régions où le taux de chômage est inférieur à ce seuil, les demandes à bas salaire sont possibles, mais les permis de travail délivrés sont généralement limités à une durée maximale de 12 mois.
À noter également : le taux de chômage de référence est mis à jour tous les trois mois, ce qui peut influencer l’admissibilité des demandes. Ces règles s’appliquent aussi bien aux nouvelles demandes qu’aux renouvellements de permis de travail
L’accès au travail pour le conjoint d’un travailleur étranger dépend de plusieurs critères.
Le premier élément à considérer est la nature de la relation. Seuls les époux ou les conjoints de fait - c’est‑à‑dire pouvant justifier d’au moins 12 mois de vie commune - peuvent être éligibles à un permis de travail en tant que membres de la famille du titulaire principal. À noter que le PACS n’est pas reconnu au Canada comme une preuve d’union.
Ensuite, l’admissibilité dépend également du poste occupé par le travailleur étranger principal.
Le travailleur doit :
occuper un poste qualifié de catégorie FEER 0 ou 1, ou un poste de catégorie FEER 2 ou 3 dans certains secteurs ciblés ;
détenir un permis de travail valide d’une durée minimale de 16 mois au moment de la demande du conjoint.
Lorsque le conjoint ne remplit pas les conditions pour obtenir un permis de travail ouvert, il doit alors engager ses propres démarches d’immigration, en fonction de son profil et de son projet au Canada.
Le Canada est un grand pays d’immigration. De fait, les enfants des travailleurs étrangers temporaires ont le droit à l’éducation et de fréquenter un établissement d’enseignement.
Ce droit ne les dispense toutefois pas d’obtenir un statut d’immigration adéquat. En accord avec leur âge et leur nationalité, ils devront obtenir une fiche de visiteur ou un permis d’études.
Pour permettre à l’ensemble de la famille de s'installer au Canada à la même date, il est vivement recommandé de lancer l’ensemble des démarches conjointement avec la demande de permis de travail du travailleur étranger. Également, la preuve d’un statut d’immigration valide est généralement demandée par les établissements d’enseignement, publics comme privés, pour permettre l’inscription.
Dans le cas d’une demande de permis d’études, la preuve d’une acceptation dans un établissement d’enseignement sera requise pour présenter la demande.
Par la suite, bien veiller à anticiper les expirations de statut en anticipant également le renouvellement des statuts des enfants.
Cette rubrique vise à fournir de l’information générale en matière d’immigration au Canada, à en vulgariser les termes, et ne peut être en aucun cas considérée comme un avis juridique. Pour toute question relative à cette rubrique, ou pour obtenir un avis juridique complet, contactez les professionnels d’Immétis. Les informations données sont à jour en date du 15 mai 2026 et susceptibles d’évoluer à tout moment.
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